À l’instar du célèbre Bruce Wayne, je suis né dans une famille fortunée qui m’a offert une enfance dorée. Comme lui, j’ai perdu mes parents très jeune. La principale différence, c’est que les miens sont morts empoisonnés lors de la Nuit des Hiboux. Ils œuvraient dans l’ombre pour spolier le pouvoir et les richesses de Gotham. Mon héritage était bâti sur le mensonge et la tromperie. Aujourd’hui, je décide de rétablir l’équilibre et de combattre les criminels en col blanc.
Je m’appelle Jason Hallmeyer et ceci est mon aventure.
C’est parti pour le quatrième épisode de cet Actual Play de parties de jeu de Rôle solo avec Batman: Gotham City Chronicles, édité par Monolith.
Retrouvez ici l’épisode 1 de cette enquête, ainsi que la fiche de héros et plus d’informations sur la démarche. Merci pour vos retours et commentaires depuis le début de ce récit.
Nous avions laissé Jason inconscient dans l’épisode précédent. Ne sachant pas ce qui allait se passer ensuite, j’ai fait le choix de démarrer la session sur une « Battlemap. » C’est le supplément LOKATION pour Chroniques Oubliées Contemporain, publié par Black Book, qui m’a fourni les environnements. (Lien à titre de ressource. Je n’ai aucun partenariat avec BBE et le lien n’est pas affilié.)
Place à l’aventure !
Episode 4 : Dans les ténèbres.
Je reprends connaissance progressivement. Ma première sensation est la nausée, rapidement suivie par une forte douleur à la tête, puis dans le dos. J’ouvre les yeux. Je suis aveugle ! La panique me prend. Non… je suis dans le noir, je perçois une faible lumière. Où suis-je ?
Mes sens reviennent progressivement : une forte odeur d’humidité, un sol de pierre irrégulier qui me brise les reins et me refroidit le dos… La pièce est étroite mais non fermée. Je me redresse lentement et j’aperçois le dos d’un garde dans la pénombre du couloir.
Test de discrétion en opposition avec le garde : réussi
Tourments : 2 cartes — Informateur et Vieux CD gravé
À tâtons, je tente de reconnaître mon environnement.
Recherche d’indices : 20 — Oui, et en plus je trouve une cache
La pièce est encombrée et poussiéreuse. La texture des dalles et des murs me laisse penser que je me trouve dans un lieu ancien. Serais-je dans les sous-sols de l’université ?
Oracle ? : non
Mes doigts finissent par trouver une petite aspérité entre deux pierres que je parviens à faire basculer, révélant une cavité. À l’odeur qui s’en échappe au moment de l’ouverture, elle n’a pas été visitée depuis longtemps. J’y plonge les mains. L’espace est trop étroit pour que je puisse m’y introduire, mais mes doigts rencontrent un petit boîtier en plastique, plat et carré. Je le glisse dans la poche de mon french coat.
J’ai fait le tour de ma geôle et il n’y a rien de plus. Je vais devoir m’en prendre au garde et tenter de profiter de l’avantage de la surprise.
Je me redresse et mon estomac se révulse. Je ne vais pas pouvoir me battre longtemps. Je me précipite dans le dos du garde pour le pousser dans une pièce encombrée.
Mettre à terre : réussi — garde immobilisé
Sous la poussée, l’homme se heurte au mur et tombe à la renverse dans la pièce. Je le dépasse sans demander mon reste. Je déboule dans une sorte de crypte parcourue de câbles et encombrée de machines.

J’ai à peine fait quelques pas que je me retrouve face à un autre garde. J’attrape une poutre et me balance vers lui, les deux pieds en avant.
Attaque acrobatique et mise à terre : réussie — garde immobilisé
La voie est libre. Je jette un dernier regard en arrière et me précipite, en titubant, dans le couloir.
Oracle : suis-je toujours à Gotham ?
→ Oui
Suis-je dans les catacombes d’une ancienne cathédrale gothique ?
→ Oui, mais par contre, l’église est en ruine
Suis-je dans Uptown ?
→ Oui, et en plus, je suis proche de mon appartement
Dans quel quartier ?
→ Newtown
Je surgis dans la nuit gothamite, au milieu des ruines d’une ancienne église. De vieux panneaux de chantier interdisent l’accès à la zone. J’ai tôt fait de les franchir et de me fondre dans les rues avoisinantes.
Test de furtivité en opposition avec les gardes : réussi de 2 points
Deux gardes me talonnent. Je me blottis, tremblant, entre deux poubelles tandis qu’ils ratissent la zone à l’aide de lampes de poche. Au bout de longues minutes, ils finissent par abandonner et retournent dans les catacombes.
Par chance, je ne suis pas très loin de mon appartement. C’est incroyable : j’ai dû passer des centaines de fois devant cette église éternellement en rénovation, sans jamais la remarquer.
De retour dans la sécurité relative de mon habitation, je me déshabille dans l’idée de me doucher. C’est à ce moment que l’étrange boîtier en plastique, que j’avais glissé dans ma poche, tombe au sol. Il s’agit d’un vieux CD-ROM poussiéreux. Mais qui a bien pu le cacher là ?
Fébrilement, je l’introduis dans le lecteur de mon ordinateur et parcours les fichiers. Tous datent d’une quinzaine d’années et relatent l’avancée de travaux encore plus anciens.
Révélations inspirées par le supplément Lokation de BBE.
Le sarcophage a été découvert lors de fouilles dans les années 1990. Le site était exceptionnel : une église et des catacombes remontant à la fondation de Gotham. À l’époque, ce lieu se trouvait hors des limites de la ville. Mais il était aussi exceptionnel pour une autre raison : quelque chose vivait encore dans le sarcophage.
Les deux organisations impliquées dans la fouille — la faculté d’histoire de Gotham U et la branche humanitaire d’une société technologique — décidèrent de garder leur découverte secrète, désireuses de l’exploiter à leur propre compte. Progressivement, elles étudièrent le phénomène, y connectant un imposant framework destiné à récolter et exploiter les données.
Au moment où l’informateur collectait les informations, les scientifiques en charge du site faisaient face à deux problèmes majeurs. D’une part, la vétusté du matériel, difficile à remplacer sans mettre en péril l’entité du sarcophage ou attirer l’attention des autorités et d’autre part, la nature même des données récoltées.
L’auteur décrit une forme d’intelligence artificielle supérieure, qui l’effraie. Il en a informé ses supérieurs chez InnovaTech, mais ceux-ci n’ont vu que les perspectives commerciales et les revenus potentiels pour l’entreprise.
Je comprends alors à quoi correspond la clé propre à chaque utilisateur : il ne s’agit pas d’un accès à un coffre, mais d’un accès aux données du sarcophage.
Mon sang se fige au moment où je réalise les implications de cette révélation.
Fin de la scène.
🎯 Investigation +2 (3 à 1)Prochaine scène : Investigation — Tendre une embuscade à quelqu’un en possession d’un indice.
Ne manquez jamais une aventure !
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